Contre les défenseurs des droits humains «Osons le courage» pour faire face

17 mai 2017
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Amnesty international a organisé hier une conférence de presse dans un hôtel de la place à Dakar, marquant ainsi le lancement de la campagne intitulée «Osons le courage».

Les attaques contre les défenseurs des droits humains atteignent un seuil inquiétant en Afrique de l’Ouest et du Centre. Hier, Amnesty international a lancé une nouvelle campagne mondiale : «Osons le courage», pour mettre un coup d’arrêt à la vague d’attaques dont sont victimes les hommes et les femmes qui dé- fendent les droits humains. En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, les défenseurs des droits humains, les journalistes et les manifestants sont victimes de persécutions, de manœuvres d’intimidation et de violences d’un niveau sans précédent, a alerté Amnesty international, hier, lors de la conférence de presse de lancement de sa nouvelle campagne mondiale qui est axée sur l’arrêt des attaques contre celles et ceux qui ont le courage de combattre l’injustice. La campagne «Osons le courage» appelle les États de la sous-région comme le Sénégal, à reconnaître la légitimité des défenseurs des droits humains en respectant leur travail, en leur ménageant l’espace nécessaire à leurs activités et en les protégeant des menaces. Les États doivent prendre des mesures concrètes en ce sens, notamment ils doivent adopter des lois fortement protectrices et réviser ou abroger les textes utilisés pour attaquer les dé- fenseurs des droits humains. «Les États de la région déploient un arsenal étendu de stratégies de plus en plus inventives pour empêcher les défenseurs de s’opposer à l’injustice ou les contraindre à l’autocensure», a déclaré M. Alioune Tine, directeur du programme Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty international. Ce dernier a présenté hier des éléments qui attestent du danger croissant auquel sont confrontés les dé- fenseurs des droits humains. Sur ce point, le directeur exécutif d’Amnesty international Séné- gal, M. Seydi Gassama, explique qu’au moins 87 défenseurs des droits humains et 48 journalistes ont été arrêtés arbitrairement en Afrique de l’Ouest depuis 2014. Les États de la région tentent de saper le travail des défenseurs des droits humains de plusieurs manières : homi- cides illégaux, arrestations, surveillance et sanctions administratives. C’est le cas de l’arrestation de Khalifa Sall et de ses visites limitées, rajoute -t-il. Il conclut ses propos en citant l’exemple d’Emmanuel Macron lors de son investiture de dimanche dernier, et son geste républicain qui a été d’aller rendre visite à la mairesse de Paris, Anne Hidalgo. Ce qui est illustratif à ses yeux, et marque un signe de respect pour la capitale et son édile, mais aussi du patriotisme envers sa Nation.

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