Jean Paul Diaz quitte le « Macky » et rejoint Khalifa Sall

9 mai 2017
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Après Mansour Sy Djamil, Helène Tine, le Bloc des Centristes Gaïndé (Bcg) vient renforcer la coalition de l’opposition, Manko Taxawu Sénégal. Jean Paul Dias, l’un des premiers  souteneurs de la candidature du Président Macky Sall a claqué la porte de la mouvance présidentielle pour se ranger du côté de l’opposition. Ils vont affronter Macky Sall et ses alliés aux prochaines législatives.

Les rangs de la coalition Benno Bokk Yakaar commencent à se dégarnir à quelques mois des élections législatives. C’est l’un des premiers partis à soutenir Macky Sall à la présidentielle de 2012 qui claque la porte de la mouvance présidentielle. Il s’agit du Bloc des centristes Gaïndé de Jean Paul Dias, l’un des initiateurs de la coalition Macky2012. Jean Paul Dias et ses camarades de parti ont décidé de renforcer la grande coalition de l’opposition. «Le Bcg décide souverainement et en toute indépendance de se joindre aux signataires de la coalition Manko Taxawu Senegaal dans le cadre de la participation du parti aux élections législatives de 2017», annoncent les centristes dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

Après analyse de la situation, M. Dias et compagnie relèvent que sur «les 10 premières formations politiques signataires, 60% d’entre elles (Bëss du niakk, Fd/bj, Gakou (Grand Parti), Khalifa Sall (PS), Rewmi, Tekki avaient grandement contribué, aux côtés du BCG et d’autres patriotes à l’accession du  régime actuel au pouvoir».

Fort de ce constat, «le Bcg exprime toute sa fierté de se ranger auprès d’anciens compagnons et aux côtés d’éminents membres de l’opposition dans le cadre de cette œuvre de salubrité publique nationale ».

Le Bloc des centristes Gaïndé a plongé dans l’opposition parce qu’il y a l’impérieuse nécessité d’éviter la reconduction d’une Assemblée nationale asservie face à l’Exécutif et au Judiciaire. «Un Parlement dont le comportement quinquennal a été décrié par tout le pays y compris par nombre de ses membres actuels». Par conséquent, le Bcg pense qu’il faut donner à la future représentation nationale une composition digne du Sénégal avec des députés libres, indépendants de tout pouvoir, conscients de leur rôle et de leur mission. «Le Bcg note une persistance de l’instrumentalisation, de la manipulation de la Justice contre de dignes concitoyens dans le seul but de règlements de comptes politiciens vis-à-vis de ceux qui osent manifester une quelconque ambition politique démocratique pour le Sénégal, le cas le plus significatif étant celui de la détention arbitraire du maire de Dakar dénoncé par toute l’Afrique et par le monde entier.

*Le Sénégal  officiel se couvrant de honte dans cette affaire», dénoncent Jean Paul Dias et compagnie. Aujourd’hui, à les croire, face à l’exigence nationale de contrôler efficacement l’action du gouvernement surtout en ces moments d’exploration et de future exploitation des ressources minières, pétrolières et gazières du pays d’autant que des faits et actes indiquent, clairement, l’avènement de pratiques douteuses, il urge d’avoir une Assemblée nationale qui exerce sa mission régalienne.

LE BCG FUSTIGE LA RÉTENTION PAR LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR DES CARTES NATIONALES D’IDENTITÉ

Par ailleurs, le Bgc constate pour s’en désoler qu’au niveau du pouvoir en place, la concertation bilatérale et l’association à la marche des affaires publiques sont exclusivement réservées à d’autres dont des transhumants de la pire espèce. Pourtant, regrettent-ils, leur parti n’est pas moins méritant que ces transhumants. Toujours est-il que pour le Bcg la politique, c’est l’action et que le parti doit être acteur dans la gestion du pays. «La realpolitik au Sénégal impose, même aux plus grandes formations politiques, le recours à la formule de la Coalition lors des grandes compétitions électorales afin de fédérer le maximum de forces vives en vue du meilleur résultat possible», fontils savoir.

Pour le surplus, le Bcg fustige vigoureusement la rétention opérée par le ministère de l’Intérieur dans le cadre de la distribution des Cartes nationales d’identité servant aussi de Cartes d’électeur. «Ceci est fait sciemment, dans le seul but de compromettre les candidatures de citoyens désireux de prendre part aux élections législatives et, ultérieurement, de favoriser la fraude électorale», accusent les centristes.

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